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Voyou,
voyeur,
voyageur,
je suis frappé d’une empathie qui m’a toujours interdit de me taire face à l’injustice,aux aberrations, la bêtise – quel qu’en soit le prix à payer. Et j’ai beaucoup payé ence domaine, dès mes premières
La
triche,
Érigée en système.
En valeur.
Si c’est cela la France,
L’équipe de France,
Va te faire foot !
Nous avons autre chose à faire.
Triche,
Triche et gagne,
Triste gagne,
Gagne de nase,
Étendard national,
Cocorico sur le gazon mondial,
Bâton merdeux pendant l’hymne national,
En mondovision.
Sommes nous tombés aussi bas que ça ?
Sont se là toutes les valeurs que nous défendons au fond ?
Auquel cas, il serait peut-être temps de nous réveiller avant de nous retrouver dans les égouts puants de l’humanité. Au trente sixième dessous de notre identité – sans âme.
Si c’est cela être français, si c’est ça le projet, inutile de pavoiser à Kaboul, avec de grands airs, à propos de la probité et de la rectitude. Car la probité
et la rectitude se mesurent aussi et surtout jusque dans les moindres détails.
Le vraie panache
La vraie grandeur eut été de demander à rejouer ce match dés la fin du match. Sur la pelouse même. Il ait des actes symboliques dont le retentissement dépasse largement le cadre d’une
sélection à une coupe du monde ; d’un monde en coupe réglée, où le concept même d’humanité est sans signification.
Sans valeur.
Sans fondement aucun.
Dehors les bleus !
Cassez vous où rejouez. Reprenez-vous mes frères, ne serait ce que parce que vos adversaires en valent la peine. Reprenez-vous s’il vous plaît, ne faites pas la pare belle à celles et
ceux qui piétinent les vôtres, vous, les gladiateurs des temps modernes ; les Spartacus qui font défaut au peuple pour qu’il redresse la tête, se lève et reprenne du poil de la bête, valeureux.
Rouleur de mécanique,
l’économique n’est qu’un moteur.
N’est-il pas temps d’en sortir ? De redonner à l’économique et à l’argent
leur juste place ? Il ne s’agit pas ici de remettre en cause la dimension économique et son importance, mais de la réinscrire dans un cadre qui est le sien, avec ses droits, ses
prérogatives et ses devoirs vis-à-vis du navire commun, dont l’économie est le moteur, et l’argent, son fluide. Et puisqu’il est question de navire, a-t-on déjà vu le mécanicien de notre
porte-avion nucléaire prendre la barre à la place du commandant ? Si oui, j’ai peur. Tout comme j’ai peur du tout économique qui nous conduit tout droit sur les récifs, ou à
l’embolie.
Le cœur n’est ni l’esprit, ni le cerveau, ni le système nerveux. Le cœur irrigue le corps tout entier. Qu’il lui prenne de retenir le sang pour
lui tout seul et il n’est nul besoin d’être médecin pour se douter de ce qui va se passer. C’est à cela que nous assistons, pétrifiés par les menaces du terrorisme économique. Or ces
menaces ne sont rien à côté de ce qui risque bien de se produire, si le moteur et ses mécaniciens ne retrouvent pas rapidement leur place, plutôt que d’occuper toute la place. Comme si la vie se réduisait à des questions budgétaires. Si cela était, vu ce que nous lui coûtons - à la vie - notre sort serait déjà réglé.
Un mercredi matin entre 9 et 10 heures,
nouvelle quête devant la bourse,
en vu de collecter des fonds
pour financer des traitements à la méthadone,
à destination des traders.
Film réalisé par Bertrand Normand
Le problème
que nous vivons aujourd'hui
n'est ni un problème économomique,
ni un problème politique,
ni un problème climatique,
ni même un problème écologique.
Le problème que nous vivons aujourd'hui
est un problème bien plus profond, c'est d'abord un problème de fond,
un problème d'état d'esprit,
un vraie problème,
le problème posé par cet esprit névrotique
qui tout régit,
envahit,
salit.
Le comportement des banquiers et de
la direction de France Telecom relèvent de la même logique, du même état d'esprit. Mais peut-on encore parler d'esprit concernant les sus nommés ? Ces sangsues qui dans la tête des gens
plantent des pailles et dans leurs ventres des tisons ardents, à seule fin de satisfaire leur sadisme et leur cynisme, érigés en religion unique, au service d'une pensée à sens unique -
inique.
Le problème des apiculteurs de l'économie et après moi le déluge, c'est
qu'ils ont eu la mauvaise idée d'introduire des frôlons sans vergogne pour faire bosser encore et encore les salariés, (et pour des clopinettes), dans les ruches que sont nos entreprises. Un
peu comme ces frôlons venus d'Asie pour planter la panique, le désaroie, le bourdon. Et ces frôlons, non pas venus d'Asie mais des États-Unis se nomment : Le management par le stress,
disséminé en Europe par des psychologues et des psychanalistes auprès des D.R.H. Souvent les mêmes soit dit en passant. Le malheur là dedans, ce sont les familles qui ne recevront aucune
marque d'attention pour le mal inutile, gratuit, horrible ,qu'on leur inflige (des filles, des fils, des femmes, des parents...) dont on se fout, avec ce cynisme de rigueur qui nous
afflige.
Nous sommes tous des employés de France Telecom !
Ce n'est pas tant une révolution qu'il faut craindre aujourd'hui, mais plutôt une guerre civile tel que c'est parti. Et dans ce cas, je craint que les premiers
seront les derniers. Non pas à l'entrée du paradis, mais là, et tout de suite.
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