Enseignants :
soixante agressions
par jour.
(Titre le Figaro dans sa livraison du 28 février 2008.)
Et de s’émouvoir de cette violence faite aux enseignants, saignant mille sangs et eaux sous les huées
permanentes des gouvernants, des médias, des marchands… Il n’y a plus de respect s’indigne la bien pensante presse de droite. Respect, valeur morale…
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Avec la violence verbale et la grossièreté
de nos
représentants pour étalon ?
Avec l’exemple de leur impunité,
de leur lâcheté, de leur mauvaise foi,
de leurs trahisons érigées en système de relation ?
o
Si le sujet n’était pas aussi grave - et triste - il y aurait vraiment de quoi se marrer. En attendant ce sont
les mômes et les enseignants qui trinquent, pour les conneries d’une génération d’enfants gâtés aux commandes, qui ne veulent rien laisser derrière eux, à part le désert sur terre et dans nos
têtes. Quant au corps enseignant, qu’il se débrouille avec l’exemple donné par nos représentants pour agrémenter ses cours.
Un corps enseignant malmené, rudoyé, montré du doigt par les gouvernements successifs, pour masquer leur
propre incurie. Un corps enseignant envoyé en première ligne, à poil, dans des conditions de travail irrespectueuses - et pour l’enseignant, et pour l’élève - voilà bien l’exemple donné aux plus
jeunes par la République : l’exemple de l’irrespect permanent pour ce corps malade ; malade de la bêtise, de l’imprévoyance et du mépris des dirigeants de ce pays. Des dirigeants dont le projet
de Société se résume à la livrer corps et biens aux marchands, jusqu’aux âmes des enfants, jetées en pâture aux apprentis sorciers de la publicité. Apprentis sorciers épaulés dans leur œuvre de
souillure par des psys en tout genres, qui leur livrent les clés du temple, afin de le mettre en vente sur le marché. (Ce qui est une autre forme de pédophilie.)
Or s’il existe un temple Sacré,
c’est bien l’Esprit
de nos enfants.
Esprit soumis à la propagande torrentielle des marchands, qui vise à raviner, laminer, avilir, corrompre, instiller l’individualisme à
l’extrême et donc la violence, celle engendrée par le chacun pour soi et dieu est mort. À quand l’interdiction de la réclame en direction des mineurs – une interdiction totale - sans passe-droit
?
L’AURA de l’enseignant n’existe plus tant son autorité est écornée. Poursuit le Figaro.
Mais n’est-ce pas le président de la République en personne qui vint donner le coup de grâce à l’animal blessé, en le comparant au curé,
jugé supérieur en morale à l’enseignant ? Des curés dont on oublie pour certains le comportement avec les enfants justement, je veux parler de ces curés couverts par la hiérarchie, pendant des
décennies, jusque dans les plus hautes instances de l’église. Une église, donnant la messe aux pires dictateurs que la planète est portée, une église dont la morale à toute épreuve n’est plus à
démontrer.
Quant aux enseignants,
une démission en masse ferait les pieds de ceux qui les martyrisent,
à commencer par nos gouvernants d’opéra-comique.
D'autant qu'ils ne sont pas prêts à changer - à se changer.
D’où cette odeur de pieds, propre à nous écœurer.
Par berlex
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Un borgne peut voir, un boiteux peut marcher.
Il marche sur la queue d'un tigre.
Le tigre mord l'homme.
Infortune.
Un gierrier agit ainsi pour son prince.
Un borgne peut certes voir, mais il ne va pas jusqu'à distinguer clairement. Un boiteux peut certes marcher,
mais il ne va pas jusqu'à prendre la tête. Si un homme atteint de pareilles infirmités se tient pour fort et, par suite, s'expose au danger, il attire sur lui l'infortune. Il affronte ainsi en
effet ce qui est au-dessus de ses forces. Cette façon téméraire de se précipiter sans considérer ses propres ressources peut tout au plus s'admettre chez un guerrier qui combat pour son
prince (Bolloré ?).
(Le Yi King - La marche.)
Lorsque quelqu'un ne peut se satisfaire d'une situation simple parce qu'il veut, par sa démarche, sortir de sa
condition simple et non accomplir une oeuvre de valeur, s'il atteint son but, il devient fatalement arrogant et épris de faste. C'est pourquoi son progrès porte le stigmate du blâme. L'homme
vertueux par contre se satisfait d'une démarche simple. S'il a atteint son but, il a accompli par là une oeuvre de valeur et tout est bien.
Le Yi King
Par berlex
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Des petits cercueils blancs
dans le cartable des enfants.
Quelle trouvaille !!
OO
Dur dur pour se rendre à l’école. C’est bien joli de vouloir charger de cadavres d’enfants des enfants de dix ans – à peine. Des enfants qui n’ont rien à voir avec les conneries
de nos parents. Et même, de nos arrières grands-parents. Et puis, Monsieur, comment se charger des cadavres des autres, lorsque plus de deux millions d’enfants chez
nous autres - là, maintenant - crèvent à petit feu dans les camps du cynisme de la pensée à sens unique, celle de vos amis ?
L’empathie ne se décrète pas Monsieur.
Qu’un enfant vivant parraine un enfant qui souffre dans notre pays ou de par le monde – c’est Naturel. Mais
qu’un enfant vivant se charge comme d'un boulet du cercueil d’un enfant mort, un enfant mort il y a plus de soixante ans, me paraît douteux, et même, morbide.
Pourquoi marcher sur la tête quand on peut marcher
sur ses deux jambes, Monsieur le Président ? Pour quoi ? Pour quelle cruelle chapelle ? Une synagogue ? Les enfants vivants, Monsieur Sarkozy, les enfants vivants sont les seuls qui ont encore
besoin d’êtres parrainés, là, tout de suite. Les autres, ils n’ont qu’une envie, qu’on leur fiche la paix.
Et la paix des morts est sacrée.
Par berlex
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Tout ça pour ça !!!!
oo
Un plan four tout, une coquille vide dont ne voudrait même pas un bernard-l’hermite pour coucher dehors. Un
plan qui additionne des carottes, des navets et des parpaings, pour une construction de circonstance, qui ne ferra qu’empoisonner un peu plus la soupe qu’on nous serre depuis trois décennies ; Un
plan ghetto, où se mélangent des questions de sécurité, d’urbanisme, de transport, de personnes… Alors qu’il eut fallu sortir de la rhétorique habituelle des banlieues, pour proposer enfin
une politique globale de la jeunesse, avec son Ministre d'état ; Une politique ambitieuse, sérieuse, volontariste, au sein de laquelle les jeunes sur
le flanc auraient toute leur place, dans le but de relever le grand défi qui nous intéresse, celui du présent et de l’avenir de cette société d’abondance - aux caisses vides.
Vides de sens.
Aller, Monsieur le Président, il est urgent de revoir votre copie avant que tout n’explose au printemps, ou à
l’automne. Peu importe, c’est imminent.
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Juin 95
Bernard-Alex et Jean Marie
rebaptisent la place de la Bastille
place des enfoirés
en hommage à Colluche.
Par berlex
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